Rene Walks

René marche
IJe me souviens d’être venu pour la première fois à Cognac en 2000 avec mon orgue Hammond et ma Leslie. A partir de 2001 et au fil des années, je me suis efforcé à obtenir un meilleur podium qui soit aussi couvert, une jam aves des instruments et une sono de qualité ainsi que des musiciens de réserve. Je l’ai baptisée XO JAM SESSION. Je suis très fier et reconnaissant à tous ceux qui y ont contribué. J’espère que nous pouvons continuer à Cognac aussi longtemps que possible afin de tenir le blues vivant!
Henri Van Raemdonck
Newspaper article about the XO Jam Session

X0 Jam Session, la scène des « pèlerins » qui vénèrent le blues

La X0 Cognac Blues Jam Session est une institution en marge du festival portée par des passionnés

« On est de retour, comme des pèle-rins ! » Henri Van Raemdonck se ré-gale de la formule, nappée dans un accent venu d'Anvers. Sa religion, c'est le blues. Et pour dire la messe, il transporte un orgue Hamond de 1963. Il trône jusqu'à samedi sur l'au-tel de la « XO Cognac Blues Jam Ses-sion », place du Canton.

La scène ouverte est devenue une institution en marge du festivaL Voi-là dix-huit ans qu'Henri Van Raem-donck en a lancé le principe. « fai eu du mal au début mais, à partir de 2006, un noyau de fidèles s'est for-mé. » René Van den Hoven en fait partie. «Ailleurs, tout se fait pour de l'argent. Ici, personne ne gagne rien ! », savoure le Hollandais, adepte de la guitare.

Un site Internet dédié

La « XO jam Session » grandit sans s'étioler. Depuis quelques années, elle dispose d'une vraie scène. Les frais sont partagés entre le café du Canton et la crêperie l'Olympia. Cette année, l'équipe s'est offert des t-shirts à son nom. Il y a même un site Inter-net, wwwxocognacjam.com.« Il a été créé gratuitement par des Anglais. On y trouve l'histoire de la scène, en anglais, français et flamand », sourit Henri Van Raemdonck.

« Une langue internationale »

Ingénieur son de métier, Bruno Van Reeth a ramené une sono d'excel-lente facture. Une dizaine de musi-ciens se succèdent sur le plateau, à partir de 13 heures « jusqu'à plus soif», depuis hier et jusqu'à samedi. « Cela dépend aussi s'il y a des con-certs à côté qui les intéressent », note Christian Truffi, le patron du café.

Tout le monde peut se lancer. « La musique est une langue internatio-nale. Pour l'Europe, c'est un exem-ple, cela montre que l'on peut vivre ensemble sans problème », rigole René Van den Hoven. « Ici, c'est un grand festival, le deuxième de blues au monde après celui de Chicago. Mais il y a aussi la possibilité de jouer pour des gens comme nous. Cela n'existe pas ailleurs. Moi, quand je vois des musiciens, j'ai envie de jouer. Ici, c'est possible.» On y prie un blues orthodoxe mais ouvert au monde.

Philippe Ménard